Roberto Negro

piano



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S’il est né à Turin de parents italiens c’est à Kinshasa, au Zaïre, dans un milieu francophone, que Roberto Negro a grandi et fait ses premières expériences musicales. Initié au piano dés l’âge de six ans « dans la grande tradition orale, avec un professeur zaïrois qui connaissait d’oreille tous les grands tubes de la musique classique … », il passera par la suite entre les mains d’un ancien professeur du conservatoire de Milan puis d’une ex concertiste russe qui lui inculqueront les bases de la musique « dans le plus pur académisme européen »… Quelque chose dans sa façon de ne jamais dissocier le chant et le rythme d’un vrai sens de la forme demeurera de ce premier apprentissage. 

Jusqu’à 14 ans la musique pour Negro se limite à « jouer du classique en écoutant de la rumba zaïroise. » et ce n’est qu’en arrivant en Europe à 16 ans qu’il s’immerge dans le rock  de King Crimson, Pink Floyd ou encore Radiohead et découvre le jazz, à travers le piano lyrique et chantant de Michel Petrucciani. Ils’inscrit alors au département jazz du conservatoire de Chambéry, tombe sous le charme de Brad Mehldau et constitue progressivement son petit panthéon personnel : « Benoît Delbecq, Marc Copland, Bill Carrothers, Ethan Iverson, tous ces musiciens qui associent la recherche formelle à un vrai sens poétique. »

 Lorsqu’il débarque à Paris en 2008  Roberto prend quelques cours avecMarc Ducret, Denis Badault, Benoit Delbecq et  s’inscrit une année au Centre de musique Didier Lockwood (où il obtient un Prix de Composition). Il y rencontre le trompettiste David Enhco qui l’intègre à son quartet (cf. “La Horde” paru en 2013) et surtout Adrien Chennebault et Jérôme Arrighi avec qui il signe en 2010 son premier disque en trio (“Downtown Sorry“). Attiré tout autant par Ligeti, Bartok, et Stravinski que par Henry Threadgill ou Lennie Tristano,Negro, au-delà du lyrisme et de la clarté de son phrasé, révèle dans cette musique très scénarisée, à la fois précise et sensuelle, tous ses talents de compositeur. 

 Multipliant les collaborations interdisciplinaires, Roberto flirte alors avec le théâtre (en composant la musique pour la pièce “Malapolvere” de Laura Curino), la poésie (avec le slammeur Mots Paumés) ou encorela chanson théâtrale (le « Caravaning Club » avec le trio BUFFLE! — dans lequel il co-écrit et joue avec Xavier Machault et Pierre Dodet). Il participe surtout en 2011 à la création du collectif de musiciens « TRICOLLECTIF » qui dés lors constituera le cadre de la majeure partie de ses créations. Il fonde le quartet La Scala avecThéo Ceccaldi au violon, Valentin Ceccaldi au violoncelle et Adrien Chennebault à la batterie (tous membres du collectif), puis en 2012 la suite “Loving Suite pour Birdy So”,sorte d'opéra miniature pour quintet à cordes et chant (avec Elise Caron, les frères Ceccaldi, Federico Casagrande, Nicolas Bianco, sur des textes de Xavier Machault)développant aux confins de la chanson, de la musique improvisée et de la tradition classique resongée, une délicieuse variation cinématique autour du sentiment amoureux.

Plus que jamais avide de rencontres, de renouvellement et d’expérimentations idiomatiques transgenres, Roberto Negro mène de front aujourd’hui une multitude de projets. On citera pêle-mêle le quartetKimono avec Christophe Monniot ; son duo avec Emile Parisien Les Métanuits — adaptation malicieuse pour saxophone et piano du quatuor à cordes de György Ligeti, les Métamorphoses Nocturnes ; Babies, avec Théo Ceccaldi ; Quelle Sauce, avec le batteur Florian Satche ; ou encoreson tout nouveau trio Garibaldi Plop, avec Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi.


Participações